Chez les confédérés

Le lendemain, grand moment de crise. On n’a pas entendu le réveil et j’ai du raccompagner Nick jusqu’à DC. Après tout, je suis plus à 3h de route près !

Après un passage chez Best Buy (qui ressemble tellement au Buy More de Chuck !! – la nerd en moi adore) pour m’équiper pour mon roadtrip (aka m’acheter un cable pour mon iPhone), j’ai repris la route de Fredericksburg. Inutile de dire que je connais toutes les bourgades sur le chemin par coeur !

Après ça, j’ai plus ou moins roulé toute la journée.

J’ai bien fait attention aux limites de vitesse parce que les excès sont contrôlés par avion (oui parce que les radars c’étaient pas assez clinquants). N’importe quoi ces amerloques.  En tous cas, celui qui a dit que les américains respectaient les limites de vitesse, n’a jamais pris la highway. L’autoroute sans péage, c’est bien, l’autoroute avec des bosses, des vieux cadavres de pneus sur le bas-côté et des voitures à l’arrêt sur la file d’arrêt d’urgence, beaucoup moins.

Pour couper la route, j’ai rapidement visité Richmond, capitale de la Virginie et haut-lieu de la guerre civile (c’était le fief des confédérés). Une fois passé le choc du mélange bâtiments-d’époque-à-l’abandon/buildings-modernes-sans-âme et de la pauvreté apparente de la ville, on découvre de magnifiques demeures, dans des quartiers pas toujours chics, et un vieux quartier industriel très sympa. Cela dit, je n’ai pas pris trop de photos, d’abord parce qu’un orage menaçait, et ensuite parce que j’étais pas non plus super safe et que j’avais de la route.

Et d’ailleurs, je suis loin d’avoir fini. Je me suis arrêtée en Caroline du Nord, pour reprendre des forces, au milieu de nulle part.
Et je peux le dire, je suis définitivement dans le sud. Et si les banderoles et les panneaux ne suffisaient pas à m’en convaincre, il m’a suffit de chercher des fruits (et de ne rien trouver, of course – je déteste ces food mart !!) et de parler avec les locaux. La dame de l’hôtel m’a quand même dit, après 2 phrases, et avec beaucoup d’émerveillement et de surprise “Oh you’re so thin, I wish I could be so thin” … Cela dit, elle m’a aussi dit que ma bague avec une paquerette à l’intérieur était belle. Je ne suis pas sûre que ce soit bon signe.

Le lendemain, après 3 heures d’autoroute, me voilà enfin en Caroline du Sud. L’État sudiste par définition. Peine de mort, racisme et tout le tralala. Prise d’un élan d’aventurisme je me lance sur les petites routes.

Affamée, je m’arrête dans un KFC pour demander le prochain resto (2 jours à manger du thon à la cuillère directement dans la conserve, ça suffit). Mon interlocutrice me regarde étonnée. Pas de restau à moins de 30 minutes. Par contre, il y a une demi-douzaine de fast-food, et autant de garagistes et d’églises.

Je n’ai pas trop osé prendre de photos de ces petites bourgades alors je vais tenter de vous les décrire. Au beau milieu de nulle part, se succèdent vieilles caravanes, truck houses (vous savez ces maisons qu’on construit à la chaine et qu’on achemine sur place par camion …) et maisons en bois délabrées. Parfois, on tombe pas hasard sur une ancienne plantation. Inutile de dire que ça sent la pauvreté.

Un tiers des publicités sont pour des pneus, un autre pour des églises – God is Alive, come meet him with us! (il y a des églises partout, dans des chapelles, des caravanes, des taudis en bois), et le tiers restant pour des problématiques sociales. C’est ainsi que j’ai vu une pub pour inciter les enfant à lire.

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