Along the Mississippi River

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais il est très tôt de ce côté de l’Atlantique. 9h, c’est, sans aucun doute, mon post le plus matinal.

Mais il fallait absolument que je vous parle de ma fin de journée d’hier. C’est souvent les journées dont on attend le moins qui s’avèrent les plus folles. Exemple : hier. Visite de Graceland, McDrive et voiture, rien d’exceptionnel. Sauf que j’ai passé une excellante journée.

Il faut que je vous l’avoue ma partie préférée du voyage, ce sont mes longs trajets dans la campagne.
Je le sais, vous essayez tous d’imaginer ce à quoi peuvent ressembler ces heures en solitaire, et vous mourrez d’envie de comprendre pourquoi je les aime autant.

Voici quelques éléments de réponse. Un roadtrip, c’est :

– des secousses : aux Etats-Unis, il est plus important de tondre la pelouse qui entoure l’autoroute que d’entretenir la pelouse. Entre les crevasses et les dos d’ânes, ça secoue pas mal donc.

– de la musique : point de roadtrip sans un iPod chargé à bloc de Billy Paul, Elvis Presley et autres oldies. Evidemment il y a aussi l’alternative radio avec 3 solutions : les sermons (marrant 5 minutes), la country (pas la country commerciale hein, la vraie country qui donne envie de s’asseoir sur le porche d’une maison face aux champs de maïs et de vider son âme) et la pop (la vraie ricaine comme on je l’aime : du Gaga, du B.O.B et du Laroux).

– des arrêts bouffes : au choix, le drive-in McDo quand on a pas trop besoin de se bouger les jambes, ou le KFC dans une ville paumée avec les roadworkers du coin quand on pète un cable.

– des arrêts sommeil : pas trop de choix là, c’est le motel pourri ou le motel pourri. Une règle, ne pas trop toucher la chambre et vérifier les draps.

– des tentatives d’arrêt par les « cops » : que serait un roadtrip sans un passage par la case police. Pour l’instant, c’est un échec, ils me font des appels de phare quand j’oublie d’allumer mes feux ou alors me regarde passer en excès de vitesse sans jamais me demander de m’arrêter. Le bordel quoi.

– des paysages magnifiques, des heures à chanter et à penser, des villages déserts, des couchers de soleil et bien plus encore.

Et hier, des paysages magnifiques, j’en ai vu. Des marécages, des vaches, des maisons blanches, quelques caravanes, des chevaux, des églises, des arbres tellement beaux que j’ai presque envie d’apprendre le nom des arbres pour pouvoir les décrire, un coucher de soleil tempétueux à mourir.

Le clou de ce trajet ce fut la petite route de campagne paumée que j’ai pris et qui m’a donné l’impression de découvrir un territoire vierge. La preuve, ce petit magasin/station service, ouvert depuis 60 ans. Son proprio y a vécu toute sa vie et a fait un choix de produits en conséquence.

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