Laissez les bons temps rouler !

Le voilà enfin, l’article sur la Nouvelle Orléans. Je pense que le retard pris parle de soi. Je n’ai pas eu une minute pour me reposer.

Vendredi j’ai visite le vieux carre avec deux super américaines : Hillary et Jamie. C’est beau, c’est “vieux”, c’est touristique (une véritable invasion de français !) et … c’est espagnol !

En fait, suite à des problèmes financiers, la Nouvelle Orléans passa aux mains des espagnols qui ont alors repris le plan français du vieux quartier pour y bâtir des immeubles à l’espagnol : laissant libre place aux couleurs, fleurs, balcons et patios.

Après avoir mangé à m’en rendre malade (la faute aux beignets de Café du Monde), j’ai continué jusqu’à Faubourg Marigny, un quartier bobo, calme et reposant où tout le monde se connait et discute. Les gens se déplacent à vélo ou à pied, mais en prenant leur temps … Parce qu’on est dans le sud.

Le soir j’ai retrouvé Hillary et Jamie pour une soirée jazz incroyable. Sur les conseils d’un disquaire, on est allé dans une salle de concert loin des touristes et on a vu deux groupes à mourir de bonheur. Le premier était composé de 3 gros blacks et de leurs instruments à cordes. Un sorte de jazz funk rock qui a fait danser toute la salle pendant une heure sans s’arrêter ! Le deuxième était une formation d’une dizaine de noirs au look hip hop et d’une douzaine de cuivre. Et rebelote que tout le monde a dansé. Au final, 2 heures de transe musicale inoubliables.

Une petite vidéo (désolée pour le son un peu pourri) :

On a ensuite rapidement fini la soirée sur Bourbon Street, juste pour constater que, effectivement, le week end, les prostituées ont un peu plus de mal à se faire voir au milieu de tous ces étudiants qui font le concours de qui sera le plus bourré et de tous ces afro-américains qui rivalisent de bling bling – qui aura la plus grosse voiture ?

Le lendemain, j’ai pris la voiture pour me balader dans Garden District, un joli quartier résidentiel colonial, et remonté Magazine Street, une rue adorable où des mignonnes boutiques se cachent dans des maisons créoles. Attention, surprise, les gens avaient du goût ! J’ai même trouvé une boutique de lingerie digne de Princesse TamTam. Guidées par leur héritage français, toutes les boutiques rivalisaient de bon goût mais toujours en gardant leur simplicité.

Et c’est reparti pour une soirée nouvelle-orléanaise ! Sur les conseils de Bam Bam, grand roller derby girl, nous sommes allées assister à un match. Le roller derby, est un sport féministe (à tendance lesbienne) des années 70 qui à le vent en poupe. Difficile d’expliquer. Je vous propose de regarder la vidéo ci-dessous ! Une ambiance à part, entre excentricité gay, ambiance bonne enfant et esprit sportif.

Après ça, on est parti finir la soirée dans un bar où Hillary et moi avons réussi à nous faire sponsoriser par un couple de locaux qui, séduit par notre sélection musicale pointue, nous a offert 1h30 de musique au jukebox. S’en est suivi 1h30 de danses endiablées, de frange collée au front, de James Brown, de t-shirts trempés, de Clash…

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Et enfin arriva le dimanche, dernier jour de la semaine, dernier jour à New Orleans. Nous partons à la messe avec Hillary et Bam Bam. Nous arrivons, un peu par hasard, dans une de ces toutes petites chapelles que l’on trouve dans chaque “block”. Une trentaine de fidèles afro-américains de tout âge écoutent avec une grande dévotion leur prêtre, un trentenaire en jeans et chemise blanche.
Un petit d’une dizaine d’année tape le rythme sur sa guitare, un vieil aveugle fait vibrer sa guitare électrique tout le long de la messe. Parfois le prêtre lit 3 ou 4 lignes de la bible et en tire un speech de 20 minutes. Il nous invite à prendre nos portefeuilles, à le brandir et à réciter “I believe this is my wallet. Money is going to comme into my wallet”. Et puis on recommence, des fidèles viennent chanter et prêcher. J’ai des frissons dans le dos. Le prêtre revient, il nous dit qu’on a le pouvoir. Il le crie, il le chante. Je vois des femmes pleurer. Il saute sur les bancs, transpire, un fidèle lui essuie le visage. Il nous serre la main et nous serre dans ses bras, il nous transmet le “power”, une femme se sent mal, les jeunes viennent l’aider. Je sors de là toute chamboulée, je dis au revoir à mes nouveaux amis, retourne dans ma voiture et m’en vais vers d’autres états.

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3 comments

  1. Je ne te reconnais plus tu es tous les dimanches à la messe!

    A ton retour tu devrais conseiller au clergé français d’envoyer ses pretres en stage dans le sud des states pour y apprendre à animer une bonne messe. Cela devrait permettre de remplir un peu plus nos églises.
    J’ai un doute…. Ce n’est quand meme pas parcequ’il fait top frais dans les églises……..comparé à la moiteur des bayous.

    1. Hey Aline,
      Sounds like New Orleans is fantastic!
      I am going there myself tomorrow. I lost my credit card somewhere and have been at Pilgrim House waiting for a replacement card. So i have seen a LOT of Memphis which has actually been really nice. I got to go to Wild Bills, which was, well, Wild!
      I could now draw a map of the place from memory and cannot wait to get ‘on the road’ again tomorrow!
      Hope you’re all well. Where are you at the moment?

      1. Hey. I’m in Miami now, waiting for my plane to Cuba!
        I’m glad you had a great time in Memphis!

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