Habana Habana

Nous voilà enfin à notre dernière étape. Et pas la moindre, puisque nous sommes à La Havane.

Qui dit La Havane, dit El Nacional, l’hôtel mythique qui a accueilli toutes les stars des années 30, et qui reflétait à lui seul la vie trépidante de la Havane. Telles les stars que nous sommes, c’est donc là-bas que nous avons créché.

De bon matin, après une après-midi très pluvieuse à visiter la ville dans la voiture, nous avons entrepris d’explorer la ville en longeant le Malecon, le front de mer.

Quelle surprise ! Le Malecon est surement le lieu qui m’a le plus ému de tout ce voyage. Difficile de rester de marbre face à cette grande avenue somptueuse, vivante et abandonnée. Comment ne pas être pris de nostalgie à la vue de ces majestueux immeubles, de leurs apparats, de leurs couleurs et de leur état de ruine. Comment des immeubles peuvent-ils à ce point se détériorer en si peu de temps ? On imagine encore la vie, le glamour et l’animation de ce front de mer. On imagine les jeunes parader dans leur Cadillac décapotée. Et pourtant, les immeubles sont fermés, des étages ont été rajoutés en plein milieu des anciens appartements, les fenêtres sont fermées, les peintures sont parties. Cela dit, on est pris d’espoir quand on voit le long projet de rénovation entrepris par l’UNESCO.

Et puis, on arrive dans le centre touristique, partiellement rénové par l’UNESCO, l’UE, la Suisse, la Belgique etc. Et là, on comprend tout. L’élégance, la chaleur, la vie havanaise.

Pour rentrer, nous avons traversé la vraie Havane, pauvre et pleine d’animation. Une ambiance de grande ville, de grandeurs perdues et de vie quotidienne.

Le soir, pour fêter les anniversaires de mon père et ma soeur, nous avons assisté à un cabaret à couper le souffle. Un hommage aux origines métissés de la Havane, influence espagnole, africaine, asiatique, et à sa culture unique.

Et le lendemain, on ne savait plus trop quoi faire, alors Maman s’est cassé le pied (en marchant). Une bonne idée qui nous a permis de découvrir le système hospitalier cubain (en tout cas celui dédié aux étrangers) : de bons médecins mais aucun médicament. Ils nous a fallu traverser 3 fois tout le quartier diplomatique, entrer dans 5 pharmacies pour trouver une paire de béquilles.

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Et puis, ce fut l’heure de se séparer. J’ai pris Air Canada, et le reste de la famille a repris le chemin de Paris.

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One comment

  1. L’espoir fait vivre……Je suis allée il y a plus de 10 ans à la Havane, l’UNESCO avait déja planté un peu partout ses affiches de rénovation sur le Malecon et au vu de tes photos …….

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