Revelstoke

Le lendemain matin, nous retrouvons Julian, un ami allemand qui a déjà passé 6 jours à Revelstoke à faire de la randonnée de ski avec des locaux. Ahh, les locaux …

Revelstoke est une ville de montagne parfaitement canadienne. Elle fut fondée en 1880 comme relais pour le fameux TransCanadian, la voie ferrée qui traverse le Canada et permettait le commerce de fourrures et des produits miniers. Rapidement, la ville attira canadiens et européens pour la beauté de ses montagnes et pour le plaisir de pratiquer un nouveau sport : le ski ! Avec sa poudreuse et son dénivelé, Revelstoke devint la capitale du ski ouest-canadien. Mais, jusqu’il y a trois ans et l’ouverture de la station de ski, le seul moyen de skier était l’hélicoptère, la chenille ou la randonnée de ski !

Le résultat, c’est que Revelstoke est une vraie ville de passionnés. Les gens ne sont pas là pour bronzer (de toute façon, le soleil ne chauffe pas autant qu’en Europe) mais pour profiter de la montagne. D’ailleurs, il n’y a pas de café en bas des pistes (en tout cas, pas encore), et à peine un restau en haut !
Les gens viennent des quatre coins du monde pour profiter de la neige et perpétuer l’esprit canadien : maisons ouvertes, grands sourires et discussions immédiates.

Quand à la station de ski …
Seulement trois remontées (équipées de distributeurs de mouchoirs gratuits et de tri sélectif !), aucune queue et des dizaines de pistes désertes !!! Quand je vous dis désertes, je veux dire qu’on peut descendre 20 minutes sans s’arrêter et sans rencontrer la moindre personne. Juste la neige, un dénivelé de fou, une vue à couper le souffle et des sapins.

Le plus fou peut être c’est l’ambiance de la station. Parce que la station est récente et parce que c’est une vraie ville de montagnards, il n’y a que des riders sur-expérimentés ! 66% de snowboarders, 30% de skieurs et  4% de skieurs nordiques. A côté d’eux, mon niveau de snowboard fait peine à voir. Les pistes sont à l’image des skieurs : intenses. La seule piste verte ressemble à une bleue, les bleues à des rouges bien pentues et les noirs à du hors-piste solide.

En fait, parler de pistes n’a pas vraiment de sens. Ici, c’est le Canada, le pays des grandes étendues, du coup, les pistes s’étalent tellement qu’on ne sait jamais sur quelle piste on est, ou si on est encore sur une piste. La station est fait de sorte que tout le monde puisse profiter du hors-piste.

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Le premier jour a été dur. Non seulement, il fallait réussir à s’habituer à une neige bien différente de celle d’Europe mais en plus, il fallait réussir à suivre Julian qui descendait toutes les noires et les forêts. Heureusement, il s’est un peu fatigué et on a vite pris un rythme moins intense.

Au final, on a fait l’ouverture et la fermeture des pistes pendant 5 jours, on a bu beaucoup de chocolats chauds, dîné chez des amis, dormi à 10h presque tout les soirs (sauf le soir où on a assisté à la soirée de l’année de Revelstoke : le bal masqué) et passé une semaine inoubliable !!

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